Oost-Cappel (Host-Capple en 1139) était un hameau composé de quelques fermettes et masures, un petit village flamand qui connut ses joies, ses soucis, ses misères, ses déceptions et son lot de destructions comme tous les autres villages.
En 1475 : Host-Capple prit le nom de Saint Nicolay-Cappelle (la chapelle de Saint Nicolas en thiois).
Au XVIème siècle : la paroisse fut marquée par le protestantisme (voir Oost-Cappel et les troubles religieux). A cette époque, l'église du village ne comportait qu'une nef de style romane qui fût entièrement détruite vers la fin du XVIème siècle par les calvinistes qui effectuaient des expéditions punitives dans la région et qui détruisirent église et couvent des environs. Elle fût reconstruite en style gothique flamand avec sa façade en grès ferrugineux du mont des Flandres. En 1793 : les Oost-Cappelois connurent de nouveau misère et destruction par l'invasion anglaise ou l'église fût presque totalement détruite. (voir Oost-Cappel pendant la bataille d'Hondschoote).
En 1802 : M. Joss fit restaurer et resta parmi nos anciens afin de leur rendre leur foi et les aider dans leur misère à l'époque du grand Napoléon Bonaparte.
De 1837 à 1861 : l'église fût dotée d'un banc de communion en fer forgé, d'une deuxième nef, du tableau de Saint Nicolas et de la mise en place des boiseries et confessionnaux.
De 1914 à 1918 : la première guerre mondiale éclata, avec notamment l'offensive allemande dans les Flandres en avril 1915 (voir Oost-Cappel 1914-1918). Pendant cette période noire, pour défendre et sauver la patrie, Oost-Cappel y laissa neuf de ses fils dont le souvenir restera toujours parmi nous, gravé dans la pierre.
Le 3 avril 1936 : création du corps des sapeurs-pompiers d'Oost-Cappel.
En 1938 : un léger tremblement de terre secoue le village et fait tomber le tableau de Saint Nicolas sur l'autel de l'église.
En 1939 : construction du blockhaus par une compagnie du 6ème génie qui était cantonné à Oost-Cappel et qui était composée presque exclusivement de soldats bretons. Ces blockhaus faisait partie de la continuation de la ligne " Maginot ". Il y avait également des lignes antichars, dont une se trouvait entre le village et la ferme " Bollengier ". Il s'agissait de tranchées protégées par des rangées de rails d'environ 6m de long dont 3m étaient enfoncés dans le sol.
Le 3 septembre 1939 : déclaration de la guerre et mobilisation générale.
Le 29 mai 1940 : 0ost-Cappel est occupé (voir " des témoins racontent "). Durant toutes ces années, Oost-Cappel était divisé en deux parties. En effet, la moitié des habitants dépendait de la commune de Hondschoote. Il fallut attendre le décret du 21 janvier 1949 qui enleva 200 hectares à la commune d'Hondschoote pour les rattacher à Oost-Cappel.
Le 1er octobre 1950 : venu du Préfet du Nord, accompagné du sous-préfet et du corps de la gendarmerie de Dunkerque pour la nomination d'Officier de la Légion d'Honneur de M. Bollengier Daniel, maire d'Oost-Cappel de 1934 à 1971.
Le 18 février 1952 : nouvel épisode du conflit territorial. Le décret du 21 janvier 1949 est annulé pour vice de forme par le Conseil d'Etat car une omission avait été commise dans la procédure. La situation est rétablie quelques temps après et restera définitive.
Le 24 avril 1957 : un avion de chasse belge tombe à côté de la ferme " base ", les habitants d'Oost-Cappel lui portent secours au pilote et le mettent en lieu sûr. Ils furent remerciés par les pilotes et le commandant de la base de Coxyde.
Oost-Cappel connut également la grande époque de la contrebande avec ses porteurs de " ballots " et ses infatigables " gabelous " mais également l'époque des combats de coqs ou les " coquelleux " belges rencontraient les français jusqu'en 1972 où ils furent interdits par le service de sécurité pour non-conformité aux règles des salles.