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Oost-Cappel "occupé"


9 Mai 1940 - Oost-Cappel "occupé..."


 "Des témoins racontent..."



Dans l'après-midi du 28 mai 1940, alors que l'on entendait les bruits de combats sur Bambecque, un motocycliste allemand, venant d'Houtkerque, se dirigeait sur les cinq chemins.

Un petit groupe de soldats anglais s'y trouvait retranché et s'était posté au carrefour, ainsi qu'à l'intérieur du café " Rosselle ".

Ne se doutant de rien, le motard se présenta aux abords du hameau et fut aussitôt abattu par les embusqués.

Pendant ce temps et après avoir nettoyé Bambecque et Houtkerque de toute résistance, les troupes SS de Goering, arrivèrent aux cinq chemins où ils furent accueillis par la mitraille anglaise.

Les Allemands, surpris de cette résistance inattendue, y laissèrent beaucoup des leurs et se replièrent hors de portée du tir nourri des vaillants soldats.

Réorganisés et remis de leur surprise, en rangs serrés, les SS se lancèrent à l'assaut du groupe de maisons.

Sous le choc et le nombre des hommes fanatisés, nos alliés postés au carrefour, perdirent pied et se rendirent ; le café Rosselle tient toujours, mais seul îlot de résistance, il est encerclé et anéanti durant la nuit.

Pas un survivant n'en sortit !
Leurs camarades prisonniers auraient envié leur sort s'ils avaient sur ce qui les attendaient : un officier SS, les fit monter dans leur camion stationné devant la maison de M. VANDERVOORDE.

Les prisonniers se voyaient déjà dirigés sur un camp, mais au bout d'un moment, virent s'approcher des hommes porteurs de bidons d'essence et arroser de leur contenu le véhicule. Quand ils comprirent, il était trop tard, leur prison était déjà en flamme.

C'est ainsi que ceux qui avaient osés braver " l'habit noir " porté par des hommes sans foi ni loi, périrent carbonisés dans d'affreuses souffrances.

Un peu plus tard, un soldat britannique blessé est découvert dans un fossé.

Alors, un SS, armé au poing oblige un jeune homme que l'on peut citer pour son courage, " Maurice ELIAS ", à creuser un trou pour enterrer un mort comme l'Allemand lui avait dit.

La fosse terminée, le soldat fit signe à M. ELIAS d'y mettre le corps.
Le jeune homme s'approchait, alors qu'il se penchait pour le prendre par les bras, il vit l'anglais le regarder avec de grands yeux effrayés et implorant la pitié.

Aussitôt le garçon, se redressa et essaya de faire comprendre à l'allemand que le soldat n'était pas mort et qu'il fallait le soigner !

Le SS ne voulut rien entendre et lui donnant des coups dans les reins avec le canon de son fusil, lui fit signe de le pousser dans le trou.

Elias, au péril de sa vie, refusa d'exécuter cet acte immonde. Alors écartant le réfractaire d'un coup de crosse de fusil, le SS, d'un coup de botte, envoya le blessé au fond du trou et obligea, sous la menace de rejoindre le condamné, le garçon à reboucher la fosse.

Les corps de ses vaillants soldats furent enterrés dans les prés autour de la maison " Rosselle " et principalement dans la pâture " Fossaert ", après quoi, ils furent transférés au cimetière d'Oost-Cappel. Une fois la place nettoyée, les troupes ennemies entrèrent à Oost-Cappel où la surprise des gens de la ferme fut " Clayes " à son comble.

Alors qu'ils avaient tremblé pour la vie de trois soldats français (soi-disant Alsaciens), ne comprenaient plus rien en voyant ceux-ci converser et rire avec le SS.

Mais le doute se dissipa bien vite sur la vraie nationalité de ces espions qu'ils avaient logés et nourris avant l'attaque allemande.

Entre temps, l'ennemi fut heureux de trouver une brasserie à détrousser aux cinq chemins, et qui venait à temps utile après le combat que leurs avaient infligés les soldats anglais.

Comme on pouvait s'y attendre la " grande Allemagne " s'enivra bien vite. Cet intermède fut salutaire à un petit groupe d'alliés, embusqué non loin, qui profita de l'occasion pour rejoindre la grange de la ferme " Claeys " en passant par les jardins et fossés, et s'y cacha quelques heures.

S'ils restaient là, sûr et certain que les Britanniques allaient être dénichés par les Allemands qui leurs feraient subir le même sort que leurs camarades.

Un camion avait été abandonné dans la grange et avait l'air en état de marche. Alors, préférant mourir sous les balles que dans d'affreuses tortures, ils risquèrent-le tout pour le tout.

Un homme s'installa au volant, et pendant qu'un autre était prêt à ouvrir les portes, les autres se couchèrent à l'intérieur du véhicule.

Le moteur, après avoir toussé plusieurs fois, démarra, la porte s'ouvrit toute grande, l'homme sauta dans le camion qui déjà bondissait sur la route à la grande stupéfaction des soldats ennemis qui croyaient avoir nettoyé la place.
Le temps de réagir et le camion était déjà loin et nos amis purent sans dommage (à part une trouille affreuse) rejoindre les leurs à Ghyvelde.

Deux jours plus tard, une moto avec side-car, s'arrêta à la hauteur de la ferme " Dewitte " (au-dessus des cinq chemins), un officier allemand se leva de son siège et scruta l'horizon avec ses jumelles.

Apparemment il n'y avait rien de suspect ; quand, dirigeant son regard vers le fossé, il aperçut caché dans les ronces, un soldat anglais. L'officier descendit de la machine et s'avança en direction du britanique le " Lugger " au poing.

Le pauvre garçon se voyant découvert, sortit de sa cachette les bras levés et s'approcha du gradé. Arrivant à sa hauteur, le jeune homme vit une lueur de mort dans le regard du SS.

Il supplia, alla jusqu'à se mettre à ses genoux en implorant sa pitié ! Mais son bourreau ne sachant pas ce que le mot " pitié " veut dire, et avec un sourire ironique, lui mit le canon sur la tempe et appuya sur la gâchette, lui faisant ainsi sauter la cervelle sans remord.

Puis, d'un air dédaigneux repoussa avec le pied le corps de sa victime, dépoussiéra son uniforme et fit signe au conducteur de démarrer.

Toutes ces scènes, d'actes inhumains, ont eurent des témoins qui durant des nuits et des nuits ne purent trouver le sommeil sans revoir ces bêtes sauvages martyriser leurs proies. Un peu plus loin de notre village, et depuis le 29 mai, l'ennemi était maintenu aux abords de Dunkerque et de la côte par de vaillants groupes de soldats, se sachant sacrifier, afin de permettre aux troupes britanniques et françaises de rembarquer pour l'Angleterre.

L'évacuation dura jusqu'au 5 juin et 338 226 hommes dont 139 732 Anglais et 139 097 Français réussirent à partir. Les malchanceux furent prisonniers et leurs colonnes traversèrent le village en direction de la Belgique et l'Allemagne.

Un de ces prisonniers, jeune prêtre à cette époque, ne se doutait certainement pas que six ans après la fin de la guerre, il, reviendrait en ces lieux.

Cette année 40 fut également marquée par un ouragan qui détruisit les baraquements de prisonniers, installés auparavant par le 6ème génie français au teillage " David " (actuellement maison " Hazebrouck ").

Le camp de prisonniers fut accompagné dans sa destruction, par celle du moulin " Danès ", anciennement " moulin du vieil homme " (Doudman Meulen) qui retomba à 50 mètres de son monticule, de nombreuses granges et hangars, et de la maison " Haer ", dont les habitants vécurent quelques temps dans le blockhaus.

Les Allemands étaient désormais maîtres de la région et dirigeaient où supervisaient toutes les administrations, tels que la police, la douane, etc… Ils étaient présents partout.

Pour cela, ils avaient une méthode efficace : ils rendaient responsables les intéressés sous peine de mort ou de prise d'otages, ce qui freinait l'élargissement de la " résistance ".

C'est ainsi, qu'à Oost-Cappel, les douaniers étaient placés sous la surveillance de douaniers allemands et le bureau visé par un capitaine. De plus, l'occupant avait installé un câble téléphonique le long de la nationale dont il avait rendu responsables les jeunes gens du village (sous peine de mort, bien entendu, en cas de sabotage).

Pour cela, ils portaient un brassard distinctif, avaient un secteur déterminé et devaient signer sur un registre à la prise et la fin de leur ronde au poste de douane. Un jour, un tracteur de lin, accidentellement arracha le câble sur le secteur d'Elias Maurice et celui-ci se trouva arraché de son lieu de travail sans savoir pourquoi, fut accusé de ne pas avoir signalé le sabotage sur son secteur et de ce fait, fut déporté. Les déportations allaient bon train ; c'est ainsi que M. Ameloot Albert, également enfant d'Oost-Cappel, fut arrêté à Ossega (Pyrénées orientales) par les SS le 1er mars 1943 et dirigé sur Dachau et Buchenwald.(Heureusement, ils sont revenus tous parmi les leurs.)

Le dimanche de Pentecôte 1943, le maire d'Oost-Cappel " M. Bollegier Daniel " reçut une lettre rédigée en allemand et ne sachant pas lire cette langue, attendit que l'abbé " Verdonck " eut fini sa messe pour lui demander la traduction.

L'office terminée, le prêtre vint à la mairie et traduisit la lettre qui en gros disait : "que les autorités allemandes réquisitionnées les jeunes gens susceptibles de travailler en Allemagne et que ceux-ci devaient se munir d'une couverture afin de passer la nuit à la mairie où un camion viendrait les chercher le lendemain matin."

7 jeunes gens étaient concernés au point de départ : Raymond LAPON, Claude BOLLENGIER, Gérard VANDOORME, Gérard DELANNOY, Maurice HARRE, Roger PATFOORT, Maurice HELIAS (déporté par la suite). 6 de ces jeunes gens seulement se présentèrent à la mairie, Roger PATFOORT se refusant de se soumettre aux exigences de l'ennemi.

Le lundi de Pentecôte arrivé, le camion annoncé vint les chercher et prit la direction de dunkerque. Le conseil municipal, bien décidé à soustraire les enfants du village à la griffe allemande, les suivirent discrètement.

Arrivé à la préfecture le camion effectua une manœuvre afin de présenter l'arrière à l'entrée de la grille, c'est cet instant que les jeunes gens, d'un commun accord, choisirent pour fausser compagnie à leur " employeur " et sautèrent hors du véhicule pour s'éclipser rapidement.

Les conseillers les récupérèrent et les ramenèrent à leurs familles éplorées. Les alliés, tout en se préparant pour le débarquement, essayaient de détruire le plus possible de points clés ou stratégiques en faisant croire à l'ennemi que leur attaque viendrait du détroit.

Pour cela ils effectuaient de nombreux raids d'aviation au-dessus de notre région et les habitants des Flandres ont pu assister de loin ou de près à des combats aériens.

Ils n'étaient pas les seuls à s'y intéresser, car dans tous les clochers, ainsi que sur les édifices de grandes hauteurs, l'occupant avait dressé des guets afin de repérer les points de chute des parachutistes ou avions abattus. (Un jour du mois d'août 1943, alors qu'un combat aérien faisait rage au-dessus de Rexpoëde, un avion canadien fut abattu, tomba en tourbillonnant et s'écrasa au sol.

Le pilote, qui était le chef d'escadrille donc pas un débutant, savait que sa descente en parachute allait être suivi avec intérêt par les guetteurs.

Alors risquant le tout pour le tout, sauta à la dernière minute de son avion afin que son parachute ne s'ouvre que pour freiner sa chute. Le temps pour les guetteurs d'apercevoir la corolle blanche s'ouvrir, à repérer l'endroit (le perroquet vert) et à enfourcher leur bicyclette (seul moyen de locomotion à leur disposition), le pilote était resté introuvable : il avait réussi son exploit.

Deux jours plus tard, alors que toutes recherches avaient été abandonnées, Mme VIANE le découvrit dans un champ de maïs près de la ferme " VANBERTEN " à Bambecque. Mrs " FOSSAERT " et " VANNEUVILLE "Docteur à Wormhout", décidèrent de lui faire rejoindre l'Angleterre avec l'aide du réseau de la " voix du Nord ". A ce moment entra en jeu un Oostcapellois qui était chauffeur chez " fossaert ", " M. Jérôme LEMOYNE ". Après avoir contacté le réseau pour lui annoncer la couleur du colis qu'ils lui envoyaient, les " passeurs " confectionnèrent une caisse en bois dans le milieu du camion, y installèrent le chef d'escadrille et recouvrirent le tout de planches.

Avant de partir le pilote rédigea une lettre et, après l'avoir mise dans une bouteille, l'enterra à côté de la ferme en demandant de la remettre à sa mère après la guerre, s'il lui arrivait un malheur.

Jérôme LEMOYNE s'installa au volant et, avec l'aide d'une autorisation spéciale de transport de bois, se rendit à Armentières où il déchargea son colis.

De là, le pilote canadien fut muni de faux papiers et dirigé sur Berck-plage. Est ainsi dans la nuit, armé d'une lampe électrique pour faire des signaux, il se cacha dans un trou individuel en pleine campagne où un avion vint le chercher pour rejoindre le sol britannique.

L'opération de rapatriement avait réussi et il fallait le faire savoir à tous ceux qui avaient contribué à l'expédition du colis.
Un grand soupir de soulagement et de joie termina définitivement l'action lorsque les intéressés entendirent le message convenu sur les ondes de BBC… la jument grise est bien rentrée… Deux autres pilotes (un polonais et un noir américain) prirent le même chemin, dans les mêmes conditions, mais laissèrent le réseau sans nouvelle ? Ont-ils réussis ? Ont-ils été pris ? Nul ne le sait ...
Après la guerre, les personnes ayant participé à ces missions périlleuses de rapatriement, eurent l'heureuse surprise de voir leur " chef d'escadrille " canadien venir les remercier et leur expliquer les péripéties de son voyage qui s'était terminé par une permission méritée avant de reprendre la direction de son escadrille pour se faire " descendre " de nouveau et fait prisonnier, moins chanceux cette fois là. Région de cultures et d'élevages, les éleveurs du coin durent fournir l'armée allemande en chevaux de trait.

Pour cela, une commission avait été constituée, afin de sélectionner les bêtes : restaient en priorité les juments poulinières et il était tenu compte de la superficie par rapport au nombre de chevaux sur la ferme ainsi qu'une priorité pour les femmes dont le mari avait été mobilisé.

Les chevaux ainsi sélectionnés, étaient principalement destinés au front russe. Juin 1944 ; alors que les alliés étaient attendus sur les plages du Nord, ceux-ci débarquèrent en Normandie et se lançant lentement mais sûrement vers Dunkerque.

C'est ainsi que petit à petit la poche se referme sur l'ennemi, qui battant en retraite, se replia en direction de la Belgique pour la plupart et d'autres, avec encore de l'espoir de redresser la situation, sur Dunkerque.

Les véhicules automobiles leurs faisant défaut, les Allemands traversaient les villages péniblement à pieds ou, juchés sur des chariots hippomobiles, ou sur des vélos réquisitionnés au passage.

Ils allaient même voler les derniers chevaux ou mules restés en ferme dont certains propriétaires suivaient leur bête dans le but de la récupérer plus loin ; en Belgique.

Tout était bon pour accélérer leur fuite, jusqu'aux voitures d'enfants qui servaient au transport de paquetages.

Les fiers soldats de 40 ne vivaient plus que de pillages pour calmer leur faim.
Un jour, deux hommes, grenades à la main, se présentèrent dans l'encadrement de la porte d'une ferme et, sous menace de tout faire sauter, réclamèrent à manger et l'attelage qui s'y trouvait encore. En voyant la menace des engins les habitants ne se firent point prier, sachant qu'ils mettraient leur menace à exécution, et leurs donnèrent ce qu'ils demandaient. Rassasiés, les Allemands reprirent la route avec le moyen de locomotion " emprunté si gentiment ".

Ce n'était pas le moment de laisser traîner son vélo devant sa porte et à cet effet une anecdote nous a été racontée par un habitant d'Oost-Cappel... "C'est à l'époque où les hommes qui étaient arrivés au pas de l'oie, repartaient en canard en récupérant même les poubelles à roulettes pour aller plus vite. M. X alors qu'il revenait d'une tournée d'inspection de ses champs, avait malheureusement et malencontreusement laissé son vélo sur le pas de la porte.

Les Allemands continuaient de défiler sur la route. M. X se souvint de sa bicyclette, mais trop tard car celle-ci avait déjà trouvé de nouveau propriétaire, lorsqu'il regarda contre le mur. Alors fou de rage, il arpenta le village à la recherche de son bien légitime mais sans succès, lorsqu'il arriva devant un bistrot.

Une belle bicyclette était là qui lui tendait les bras. Du café sortait des conversations en allemand. Qu'allait-il faire ? Surtout que ceux-ci étaient toujours armés et qu'ils tiraient sans sommation sur ceux qui entravaient leur repli. (Tant pis ! Ils m'ont pris mon vélo, "eh bin" ils auront c'qu'ils méritent.) M. X fonça sur le deux roues, l'enfourcha et partit en pédalant à toute vitesse en entendant derrière son dos des (Halte ! Halte ! Verboten ! Halte !) Essoufflé, tremblant encore du record qu'il venait de battre (MERCKX à côté aurait été un gamin), le vélo enfoui sous la paille il se demandait pourquoi l'Allemand n'avait pas tiré. Par la suite il apprit, par des témoins de la scène, que le détroussé était un officier, et que le temps qu'il mette à dégager son " lugger " de l'étui, il y avait belle lurette que le sprinter avait disparu à l'horizon.

L'officier allemand doit encore regretter la dernière " pinch'bier " qu'il a bu en France..." Pendant ce temps les alliés avaient bouclé la " poche de Dunkerque " (dont le siège allait durer 8 mois), et le 8 septembre 1944, la 6ème division de blindés canadiens, après avoir traversé West-Cappel et Rexpoëde, arriva à Oost-Cappel par les cinq chemins.

Chose curieuse, les sortaient victuailles et boissons, invisibles auparavant pour les soldats ennemis.

Alors que des anglais stationnaient à Rexpoëde, ils eurent la grande surprise de voir, débouchant sur la place par la route de West-Cappel, deux " pépères " allemands avec une carriole et les gamelles qui tintaient sur les cahots des pavés, pas gênés du tout de voir là leurs adversaires et, si ceux-ci ne les avaient pas stoppés, avaient continué leur petit chemin tranquillement sous les éclats de rire des soldats à la vue de l'attelage.

Les chars canadiens continuèrent leur route sur la Belgique afin de libérer le port d'Anvers et ainsi couper la retraite des embusqués de Dunkerque, qui se rendirent le 10 mai 1945 (deux jours après la capitulation allemande).



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